Francis Alÿs

Architecte de profession, Francis Alys vit à Mexico depuis les années 80. Sa posture d’exilé lui inspire une série de gestes visant à infiltrer les flux de cette ville, dont le centre historique est souvent qualifié de « territoire de l’incurie » en raison du désordre et de la dégradation de son tissu urbain.
En touriste éclairé, Francis Alys fait de la marche une discipline artistique lui permettant de révéler la résistance minimale qu’opposent ses habitants aux structures de contrôle et d’uniformisation de la ville. Il collecte ainsi, par l’errance et la déambulation, les éléments d’une mémoire visuelle qui privilégie les images de la précarité. C’est pourquoi la figure du marginal l’intéresse, qu’il soit sans-abri ou chien errant.
Ce diaporama en montre pêle-mêle quatre-vingt, dormant sur le trottoir, photographiés au ras du sol. Ce point de vue singulier rend flou le bitume et accentue la netteté des corps , modifiant légèrement nos échelles et perspectives habituelles. L’artiste en appelle ainsi à « une pratique d’interprétation active par le public, chargé de donner à l’oeuvre son sens et sa valeur sociale.
Marianne Drouin.

Sleepers II 1997-2002

« Sometimes doing something leads to nothing »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s